Michel Parent, courtier en art
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> L’art à Québec: Le marché prend des forces. Le métier de courtier

L’art à Québec: Le marché prend des forces.

Marie-Pier Cayer,Collaboration spéciale,Le Soleil

 

Le circuit des galeries d’art de la ville de Québec attire son lot de touristes et fait bonne impression. Le Soleil a donc lancé un coup de sonde dans cet univers d’artistes. Sans prétention, voici le portrait du marché de l’art visuel.
Les experts sont unanimes; le marché de l’art existe à Québec et il prend des forces.

Et il va «mieux qu’il allait», commente Marc Bellemare, avocat et grand collectionneur depuis les années 80. Les grandes galeries vont bien, mais certaines ont dû fermer leurs portes, explique-t-il dans un entretien au Soleil. «C’est malheureux, mais c’est susceptible d’arriver dans un marché aussi difficile.» Cette difficulté est d’ailleurs ressentie autant chez les artistes que les galeries, qui doivent à la fois intéresser les acheteurs et promouvoir l’art d’une façon générale, soulève M. Bellemare.

Montréal, elle, rayonne par son dynamisme et sa population multiethnique. Comme l’explique M. Bellemare, la présence des communautés culturelles française, anglaise et juive, qui ont comme tradition d’encourager l’art, favorise le marché.

Le marché local des oeuvres d’art est donc en croissance, mais il s’est surtout transformé, selon Sophie et Vincent Beauchamp de la Galerie Beauchamp. Auparavant, le marché s’appuyait sur l’industrie touristique, explique Mme Beauchamp. «Maintenant, c’est beaucoup plus local. C’est même une majorité», affirme-t-elle. La population de Québec semble effectivement avoir comblé le vide laissé par les touristes américains après la crise financière de 2008.

Pas seulement une question de marché

Le format des toiles achetées a aussi changé. «C’est de plus en plus gros et on fait des achats dispendieux, à plusieurs milliers de dollars», remarque-t-elle. Sophie Beauchamp s’explique simplement ce changement par les goûts plus fins des amateurs en matière de décoration. «Avant les gens tapissaient les murs de leur salon avec des paysages de Charlevoix et de Québec. Maintenant, ils veulent mettre l’accent sur une seule toile, souvent contemporaine. Ils veulent épurer la pièce et la décorer avec une toile de qualité.»

Le changement dans le style de l’oeuvre est aussi saisissant. «Le contemporain figuratif est très recherché», confirme Vincent Beauchamp. «Les gens achètent des choses qui leur ressemblent et on voit vraiment que le public est à un autre niveau. Ils ne veulent plus que tout soit dit au premier regard, ils veulent de la profondeur.»

La démocratisation de l’art

Sophie et Vincent Beauchamp soulignent que la classe moyenne a de plus en plus accès à l’art, «trop longtemps réservé à une élite». Pour s’offrir l’art, certaines galeries comme Beauchamp & Beauchamp financent les transactions. «On démocratise l’achat de tableaux», expliquent-ils.

«Chez nous, on a 75 % de monsieur et madame Tout-le-monde, des avocats comme des infirmières.» Le financement aux particuliers a fait une grosse différence selon eux. Avant, ils ne faisaient que du financement corporatif. De fil en aiguille, les demandes pour les particuliers se sont fait sentir et ils ont décidé de répondre à la demande.

Cette nouvelle façon de faire leur a pourtant valu plusieurs reproches et ils ont même été qualifiés de Walmart. «On disait de nous que nous allions détruire le marché de l’art. C’est drôle, maintenant, 60 % des ventes sont financées dans notre galerie.»

L’unicité du quartier du Vieux-Port a aussi propulsé le monde des arts visuels. «Ç’a tellement changé! Le regroupement des galeries avec le food traffic et l’embellissement de la rue Sault-au-Matelot ont créé l’environnement parfait», constate Mme Beauchamp.

Le galeriste Michel Guimont abonde dans le même sens. Bien que le marché de l’art soit difficile, tout est une question d’opportunité, autant pour l’artiste que pour le galeriste.

Il dévoile au passage un marché en plein essor : les photographies des années 50. «C’est en plein développement! Il y en a peu sur le marché, l’effet de rareté fait le travail.»

Le métier de courtier

Michel Parent est courtier en art. Celui qui a développé un partenariat de confiance avec la Chine voit le fort potentiel de ce marché international. Le marché de l’art est en expansion assez fulgurante, explique Michel Parent. «Les derniers chiffres indiquent une activité de 56 millions $ au Canada. Mais tous les artistes ont le même problème, selon lui, c’est de vendre leurs oeuvres.»

Il a donc commencé, depuis le printemps dernier, à introduire en Chine le sculpteur québécois Aristide Gagnon. «Avec les sept millions d’artistes inscrits en Chine, le marché est saturé, mais je crois qu’il y a de la place pour les artistes québécois», affirme-t-il.

Selon lui, la capitale mondiale de l’art contemporain est maintenant Beijing, avec New York.

Le rôle d’Internet et des foires est amené à grossir au Québec, affirme-t-il. Ces dernières, à l’image du Salon du livre de Québec, sont souvent l’événement le plus payant pour un artiste. Michel Parent possède également une galerie d’art virtuelle. «Il y a une réelle économie avec le numérique et je peux rejoindre beaucoup de monde», explique-t-il.

On remarque également que plusieurs, sinon la majorité, des galeries ont leur site Internet. Photos des oeuvres et bon de commande s’y trouvent souvent, laissant le consommateur choisir à sa guise. Malgré tout, les galeries Michel Guimont et Beauchamp souhaitent que les clients continuent d’arpenter leur «minimusée».


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Aristide Gagnon

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Heam Changyon

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Ruiding Kim

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